Objet : concrétiser le DD

Depuis les années 1950, les motifs se sont multipliés d’aller de l’avant dans la voie du développement du­rable : qu’on cite la fonte des glaciers, le trou dans la couche d’ozone, les inondations de plus en plus fré­quentes, les grandes pollutions de l’air et des mers, la surpopulation des pays en développement, la faim dans le monde ou les grandes maladies affectant les animaux d’élevage et les productions agricoles, tous ces grands fléaux trouvent finalement leur origine dans des dérèglements de grands équilibres immémoriaux.

C’est ce constat d’évolution inquiétant qui est à l’origine du Sommet de Rio (de juin 1992), et de la résolution de ses participants de  donner aux Etats un outil concret pour mettre en œuvre le développement durable au quotidien.

L’ « Agenda 21 » adopté dans cette perspective (en même temps que plusieurs autres textes : déclaration de Rio, conventions sur les climats et la biodiversité, textes sur la forêt et la désertification) constituait un plan global conçu pour les gouvernements, les institutions et les différents acteurs économiques et sociaux, avec l’ambition d’être mis en œuvre tout au long du XXIème siècle.

Un élément de ce plan global a cependant connu une fortune toute particulière : la section (chapitre 28) inci­tant les collectivités locales des différents Etats à décliner, à l’échelle de leur territoire, l’Agenda 21 global en un Agenda 21 local (on parlait alors de « programme action 21 »), en coopération avec les habitants, les orga­nisations locales et les entreprises.

Depuis 1992, d’innombrables Agenda 21 ont ainsi été lancés à travers le monde. En Europe, presque toutes les grandes métropoles et de nombreuses villes moyennes ont entamé un tel processus.